Où en est HAÏTI, 5 mois après le séisme ?
Après un séjour de 12 jours (26 mai-7 juin) en HAÏTI.
Pour voir des photos de juin 2010 cliquer ici
Pour voir les rapports des centres visités cliquer ici
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| A côté des tentes UNICEF ou Action contre la Faim, il y a "ceci": des bouts de couverture ou plastique sur le terre-plein central d'une route à 2x2 voies très fréquentées |
"L'école est une source d'espoir pour l'avenir des enfants" c'est écrit sur les murs de Port-au-Prince... EEDM le dit aussi depuis longtemps |
Après les bâches, puis les chapiteaux, voilà les hangars plus aérés, et plus robustes pour la venue des pluies et cyclones |
A Port-au-Prince, le choc, le traumatisme, l'horreur, la détresse, la résignation n'ont pas disparu, et pourtant la capitale est grouillante de vie.
Sur le moindre espace dégagé, les camps de toile (bleu, blanc, beige, brun) sont là sous la canicule, ou dans l'eau lorsqu'il pleut, avec les adultes et les enfants.
Tous les grands axes dégagés des gravats, sont bloqués des heures entières, dans la poussière et les gaz d'échappement, par un trafic de milliers de camions, de tap-tap, d'autos, de motos.
Les piétons, par milliers, privés de trottoirs, marchent sur les kilomètres de gravats entassés ou au milieu de la circulation.
Des camions-citernes distribuent l'eau potable ; d'autres distribuent des vivres nous a-t-on dit.
Dans d'autres rues où le trafic est moindre, entre les tas de gravats et sur les trottoirs s'il y en a, des kilomètres de petits commerces installent leur étal et espèrent vendre fruits, légumes, eau, cartes de téléphones, quelques produits cuisinés, de la musique, bref de tout ...
Au milieu de tout cela, aux heures de début et fin de cours, des dizaines de milliers d'enfants, pimpant, dans leurs uniformes colorés et variés, vont à l'école ou en sortent, jour après jour, depuis début avril ou mars.
A la campagne, l'accueil de près d'un million de réfugiés, a posé de très sérieux problèmes. Comment accueillir ces milliers d'enfants dans des écoles déjà surchargées ? Où loger toutes ces familles ? Les grands-parents, oncles et tantes ou frères et soeurs, souvent à plus de 5 dans quelques mètres carrés, se sont retrouvés à 15 voire davantage.
Les routes, très souvent en mauvais état, sont fissurées ou déformées par le séisme ; ailleurs il y eut des glissements de terrain et des éboulements coupant totalement les routes.
Les pluies et inondations ont détruit les semences de maïs et haricots.
Mais dans les écoles, les responsables font des prouesses, pour maintenir en fonctionnement les cantines, délivrant, à midi, le premier repas à beaucoup d'enfants, ayant marché plus d'une heure le matin pour rejoindre l'école.
Et l'avenir ? où va HAÏTI ?
* l'aide internationale est là ou promise
* la MINUSTHA patrouille en ville et travaille sur les routes de campagne
* le Président Préval n'est pas apprécié : "à bas Préval" lit-on sur les murs
* le Premier Ministre est "invisible"
Beaucoup de personnes ne croient plus à "ces solutions" ...
* des débats enflammés entre élus, spécialistes et grand public sont retransmis sur les ondes
* deux jeunes sont venus nous solliciter pour appuyer leur initiative de structuration et de fonctionnement d'un camp de toile qui ne veut plus attendre
* deux enfants parrainés nous ont fait part de leur détermination et de leur réussite dans les études de médecine pour l'un, d'architecte bien engagées pour l'autre.
La "solution" pour l'avenir d'HAÏTI passera sans doute par "des solutions qui s'additionnent"... certains enfants des centres EEDM y prendront leur part. EEDM n'est-elle pas ainsi dans son rôle ?
Depuis le 14 janvier, vous êtes toujours nombreux à suivre sur "www.eedm.fr" les informations et témoignages qui nous parviennent
Tous les responsables ont à présent la conviction que la reconstruction est repoussée à "bien plus loin dans le temps"
Plus que jamais EEDM veut s'engager pour l'avenir des Enfants d'HAÏTI, aidez-nous ....
* il faut continuer à accueillir et reéquiper ceux qui ont tout perdu, notamment parmi les familles des 150 enfants parrainés
* même si c'est "dans le provisoire", il faut remettre "en marche" les écoles, les cantines, les "écoles du soir", les centres de formation professionnelle.
120 000 € collectés fin juin, mais les besoins restent énormes ...
merci de rester mobilisés et généreux
Les dons peuvent être adressés, par chèque, avec la mention SEISME HAÏTI à :
EEDM 20, rue de Salm 67 200 STRASBOURG
Les dons donnent droit à un reçu fiscal
Les premières affectations de vos dons
Le 6 février : premier envoi de 5 000 $US
Le 1er mars : envoi de 10 700 € à Jérémie et Les Gommiers
Le 4 mars: envoi de 4 700 € à Béraud et Jérémie
Le 18 mars: envoi de 2 000 € à l'Institut Montfort de Port au Prince
Le 31 mars:
* 1 000 € à Jérémie pour l'école d'infirmières
* 2 000 € à Port au Prince, Institut Montfort pour enfants sourds
* 3 000 € au CAP HAÏTIEN, Institut M Louise pour enfants sourds
* 2 000 € à Sr Floraine SFA aux CAYES pour des familles sinistrées
* 1 500 € à Frère Nicolas à JACMEL pour des familles sinistrées
(davantage de détails dans "nouvelles")
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les premières nouvelles depuis le 8 février au 4 mars inclus ... cliquer ici
les premières nouvelles depuis le 14 janvier au 5 février inclus ... cliquer ici
un reportage sur FR3 le 12/04/2010 cliquer ici
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